L’aide au dodo

L’aide au dodo

POUR QUE VOTRE ENFANT N’AIT PLUS PEUR DE SE COUCHER

enfant-dormir-seulL’heure du coucher est synonyme d’enfer pour bien des parents qui recherchent une « aide au dodo ».

Pour l’enfant cet instant est synonyme de séparation, et de l’obscurité qui génèrent des peurs tout à fait normales (« il y a des fantômes dans ma chambre… » « Il y a des monstres cachés sous mon lit…. » : ça vous dit quelque chose ???).

Ces peurs disparaissent rapidement par une attitude éducative cohérente évitant la surprotection.

Instaurer un rituel tous les soirs

Instaurer une telle routine marquera clairement la transition entre le jour et la nuit (valable aussi pour la sieste) et sécurisera l’enfant. Plus elle prend place tôt dans la vie de l’enfant, mieux il s’y adaptera. On peut commencer dès l’âge d’un an, même si c’est entre 2 et 4 ans que le rituel prend toute son importance. Celui-ci servira à réduire la stimulation et à privilégier plutôt la détente. Ce réflexe conditionné par la répétition de mêmes gestes et activités favorisera l’endormissement.

Il permet d’obtenir plus de coopération et moins de conflit, d’écouter et de comprendre les émotions qui bouleversent les enfants, d’affirmer vos propres droits en respectant les leurs et d’établir ensemble des règles qui seront appliquées.

Il convient alors d’éviter toute activité qui surexcite l’enfant (bataille, chatouillis, etc.) puisqu’au lieu d’épuiser, ces jeux stimulent. La lecture, la discussion, les chansons sont donc des choix judicieux. Bon nombre de parents installent un coin lecture dans la chambre de l’enfant, ce qui aide ce dernier d’associer cette pièce à la tranquillité et, par conséquent, au sommeil.

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Il met son pyjama, il se couche et le parent peut alors passer un petit moment de complicité et de partage avec lui en lui lisant une histoire, en discutant de ce qu’il a fait dans la journée… etc.

Et comme les mots doux apaisent, que les derniers mots qu’un parent prononce soient des mots d’amour ne peut qu’amener l’enfant à faire de beaux rêves.

Les négociations qui tournent en exaspération et en pleurs ne terminent pas une journée sur une note positive ! La meilleure routine du dodo est celle qui permet de se coucher le cœur léger.

Les règles de base pour un bon dodo

Toute démarche éducative que nous adoptons avec nos enfants réussit mieux si certains principes sont respectés. Pour faire du rituel du coucher un moment agréable pour tout le monde, il convient de tenir compte des éléments suivants :

  • La routine du dodo étant primordiale, il est important de ne pas la bâcler. 15 à 20 minutes sont nécessaires afin d’éviter que l’enfant, conscient de l’empressement de ses parents, résiste tout de même à se mettre au lit.
  • Un horaire stable est essentiel. Plus les heures du souper, jeux, bain, rituel, dodo seront les mêmes d’un jour à l’autre, plus l’enfant aura de la facilité à anticiper la suite de façon positive.
  • L’horaire irrégulier des parents ne doit pas venir empiéter sur le rituel ni sur le temps de sommeil d’un enfant. Par exemple, si un des parents travaille tard un soir, il faut éviter de décaler le rituel ou de retarder la mise au lit pour attendre que celui-ci rentre à la maison. Cela stimulerait l’enfant à un moment où le retour au calme est à privilégier.
  • Les enfants, peu importe leur âge, comprennent plus qu’on ne le pense ce qu’on leur dit. Parlez-lui de vos attentes quant à son sommeil.
  • Le rituel doit avoir un commencement… et une fin! Excéder 30 minutes est inutile, voire nuisible. Une demi-heure suffit à trouver le calme nécessaire à l’endormissement.
  • Tout enfant imaginatif ne se conformera pas d’emblée à cette nouvelle routine. Il est fort probable qu’il testera votre autorité, qu’il tentera d’étirer le moment encore. Soyez clair et cohérent, et de préférence avant que la négociation n’ait lieu. C’est la dernière histoire… On chante une dernière chanson et, après, on se dit bonne nuit. On le borde, l’embarrasse, lui souhaite bonne nuit, éteint la lumière et sort. La « résistance » durera peut-être quelques jours, mais votre fermeté et votre constance le dissuaderont. Si la méthode ne donne aucune amélioration au bout de 3-4 jours, c’est qu’il faut la revoir.
  • Pour bien dormir, l’enfant doit être mis au lit éveillé. En étant habitué à s’endormir seul dans sa chambre, par lui même, lorsqu’il se réveillera la nuit, il saura se rendormir sans vous.

Une soirée zen pour les parents

Un enfant qui dort mal rend la vie difficile à ses parents. Vous avez besoin vous aussi d’un bon sommeil pour être en forme, car vos piles seront vite à plat si les problèmes de sommeil de votre enfant perdurent. Gardez en tête que la grande majorité de ces problèmes peut être résolue rapidement si on intervient correctement. Votre motivation et votre constance garantiront le succès des interventions et d’une vie familiale paisible. Ainsi, ce sera bientôt qu’un vague souvenir d’un épisode difficile.

 

Sources :

« Pour que votre enfant n’ait plus peur » du Dr Jacques Leveau

« Parents efficaces au quotidien » du Dr Thomas Gordon

www.infosommeil.ca/heure-du-coucher/

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